Société

26 novembre 16h08

Hélène
Que pensez-vous du mouvement citoyen des "gilets jaunes"?

J'avoue qu'au tout début (avant le 24 novembre) j'étais septique, voyant un mouvement récupéré par l'extrême droite qui pour moi allait faire "pschitt", mais au final, je remarque autour de moi, dans les blocages, manifs, que c'est une colère qui n'est pas seulement liée à l'augmentation des carburants mais une accumulation de ras-le-bol pour la plupart d'entre nous; quelque part, je vois pas mal de similitude avec le mouvement des indignés que j'ai vécu de l'intérieur en Espagne en 2011.
Si je ne manifeste pas en gilet jaune, je soutiens ce mouvement, à ma manière, j'agis également, dans ma façon de consommer pour commencer.
Et vous, amies Cygales, que pensez-vous de tout cela? Comment sont traitées les infos pour nos expatriés?

27 novembre 09h17

Jean-Pierre ♫
spontanéité
vaste ras le bol concernant l'inégalité fiscale (suppression de l'ISF puis augmentation de taxes qui touchent au quotidien beaucoup de gens, essence mais aussi CSG (beaucoup de retraités parmi eux))
désintérêt pour une nomenklatura totalement déconnectée, voire méprisante
haine de BFM
A force de

il faut bien que cela déborde, pour l'instant comme cela et plus tard sans doute aussi dans les urnes.

27 novembre 12h06

Hélène
Complètement d'accord. La plupart des médias méprisent le mouvement, tout comme le gouvernement...

28 novembre 16h32

Jean-Pierre ♫
Je rajouterai qu'il n'y a guère de jeunes parmi les gilets jaunes.
Ce sont pour l'essentiel des gens d'au moins 30 ans, voire nettement plus (quelques retraités), qui galèrent soit certains au chômage soit pour la plupart avec des faibles revenus (il ne doit pas y avoir un seul électeur LR parmi eux, ceux-ci étant très majoritairement bourges).

Ce mouvement me fait un peu penser à Nuit Debout mais pour une classe d'âge supérieure (Nuit Debout, c'était principalement des moins de 30 ans, encore un peu rêveurs et idéalistes).

Là, il s'agit principalement de parents déjà "installés" qui sont en train de passer de classe moyenne inférieure à classe pauvre (où qui sont déjà pauvres) et que ce déclassement exaspère.

4 décembre 05h26

Jean-Pierre ♫
Si même les préfets se mettent à critiquer le gouvernement...

Face à la crise du mouvement des « gilets jaunes », les préfets sonnent l’alerte politique

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