Société

18 juin 2014 22h17

Emma
"Otages"! "Personne que l’on arrête, que l’on prive de liberté et dont on menace la vie généralement pour exiger une rançon "

http://www.humanite.fr/otage...

18 juin 2014 22h19

Emma
il me semble que certains Français auraient besoin de reprendre leur cours d'histoire et comprendre quelle conquête représente le syndicalisme et le droit de grève!! Sans parler des avancées sociales qu'ils ont permis! Bref ces réactions: "otage" m'énervent au plus haut point! ...

18 juin 2014 22h44

lurette
Ouais.. c'est le terme consacré, depuis bien 15 ans, dès qu'il y a une grève d'un service public, le peuple "est pris en otage". Je me demande qui a eu cette brillante idée au départ..
Je déteste moi aussi ces abus de langage, cette appropriation outrée, pour pouvoir pleurnicher et râler comme de gros beaufs.
Un autre mot, très tendance, est "dictature" ; celui-là aussi, mis à toutes les sauces. On est en dictature, depuis le mariage pour tous, depuis la fermeture des Brico le dimanche, depuis Dieudonné interdit, etc.. j'en passe et des meilleures.

18 juin 2014 22h45
modifiée
18 juin 2014 22h48

sourire
Oui, Manouchka c'est vrai que les grêves ont apporté beaucoup pour l'amélioration des conditions de travail mais moi je comprends aussi les victimes de ces grèves!
Nous traversons une crise grave et certains salariés dans le privé ne peuvent pas manquer le travail sous peine de voir la petite entreprise qui les fait vivre ou survivre, fermer ses portes!
Les empécher d'aller au boulot est une entrave à la liberté et si le mot otage est maladroit, il n'en est pas moins vrai que ces personnes ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent

18 juin 2014 22h48

Segel
Savez-vous, en période de conflits sociaux, parler la langue des médias collaborationnistes avec le MEDEF ?
Lexique pour temps de grèves et de manifestations - Acrimed | Action Critique Médias

18 juin 2014 22h49

gonzo
Petite discutions aussi au boulot j'ai eut.
On peut ne peut pas être d'accord ou apprécier mais il est d'un de devoir de respecter ce droit de grève.
A tort ou raison ce droit ils l'ont.

Il y'a irresponsabilité dans les paroles.
Valls notemment.qui ne respectent pas ce minimum de réserve étique.
Et un travail de traitement journalistisque lamentable.

Un sondage français qui est contre la
grève.

Voyez vous ça.....


Et moi j'aime pas les piqûres (suis pas maso).mais je sais qu'il faut passer par la pour protéger la santé.

18 juin 2014 22h50

gonzo
Les journalistes savent être très con

18 juin 2014 22h52

Segel
Combien de français savent que des hommes ont été pendus pour obtenir la journée de 8h ?


4 mai 1886, massacre à Chicago | Avril | Là-bas si j'y suis

18 juin 2014 23h09
modifiée
18 juin 2014 23h22

Emma
Sourire tu sais à quel point j'aime les "mots justes" Lurette en a soulevé un autre peut être encore plus grave, d'ailleurs!
Et puis sur ce cas précis, il me semble que le service minimum fonctionne et en tous cas il est difficile de trouver dans la presse un article qui explique pourquoi ils sont en grève...
Pire que tout, certains en appellent à l'exécutif pour que par simple décret on puisse interdire une grève! La France pue en ce moment, vraiment!!

Soyons d'accord ma Sourire : bien sûr qu'une grève chez les cheminots embête (moins que celle des routiers (et plus que celle des profs)) mais la question est sur le droit de grève là!...

18 juin 2014 23h12

Segel
Tout l'enjeu (pour le patronat) est d'éviter des négociations, mais d'amener plutôt les choses sur le terrain de la concertation.

- « Concertation » : Se dit des réunions convoquées par un ministre pour exposer aux organisations syndicales ce qu’il va faire et pour écouter leurs doléances, de préférence sans en tenir aucun compte. Selon les besoins, la « concertation » sera présentée comme un équivalent de la « négociation » ou comme son substitut. Le gouvernement est toujours « ouvert » à la « concertation ». Voir « ouverture ».

18 juin 2014 23h21

Emma
J'aime bien ta définition Segel, mais elle est très française.

18 juin 2014 23h24

Segel
Le lexique d'Acrimed est excellent.
Lexique pour temps de grèves et de manifestations - Acrimed | Action Critique Médias

Très français en effet.
Ces particularités françaises expliquant cela.

18 juin 2014 23h25
modifiée
18 juin 2014 23h27

lurette
certains en appellent à l'exécutif pour que par simple décret on puisse interdire une grève!
c'est très grave, ça, et c'est bien ce qu'on tente de faire passer dans les esprits. et ceci en dépit du service mininimum, en effet.
si le mot otage est maladroit
Le terme "otages" est tout sauf maladroit: au contraire, il est employé très adroitement, à dessein, pour casser le principe même de droit de grève.

18 juin 2014 23h27

Emma
Entièrement d'accord, Lurette!! Le pire c'est que ça marche! (Obama à l'appuis qui l'aurait fait sur une grève de trains aux USA )

18 juin 2014 23h31

Segel
certains en appellent à l'exécutif pour que par simple décret on puisse interdire une grève!

Et le service minimum c'était pas déjà ça un petit peu ?

18 juin 2014 23h34

Emma
Bien sûr que c'était déjà un premier mauvais pas par rapport au droit de grève (maintenant je pouvais le comprendre pour prendre en compte les arguments de Sourire qui sont aussi une réalité) mais là on est un cran bien plus qu'au dessus!! "Un executif fort" !!! Les français ont la mémoire très courte!

18 juin 2014 23h34

Segel
Par ailleurs l'automatisation et la mécanisation font plus contre le droit de grève que n'importe quelle manipulation à visée politique.

18 juin 2014 23h45

Emma
Autre débat Segel! l'évolution du travail (et donc ses mutations) ... Il s'agit encore d'autre chose...

18 juin 2014 23h51

Segel
Bah oui, mais si on exclut ça du débat, on perd de vue l'essentiel, selon moi, à savoir que le travail humain intervient de moins en moins dans la productions des choses, ce qui explique la perte d'influence des luttes sociales reposant sur le travail.

18 juin 2014 23h53

lurette
L'automatisation, c'est autre chose.
Le droit de grève, c'est le droit de grève, qui doit rester un DROIT, p'tain !!
Bon, il y a quand même encore dans ce fichu pays des gens qui y tiennent ; et qui les soutiennent, les cheminots, même s'ils trouvent chiant les contraintes que ça crée. Et qui soutiennent aussi les intermittents du spectacle -sans les traiter de fainéants profiteurs-
Mais c'est pas eux qu'on entend gueuler ici et là, évidement : c'est jamais les approuvants, qu'on entend.

18 juin 2014 23h56

Segel
Oui Lurette je pense qu'on n'a pas à le remettre en cause.
Mais ne perdons pas de vue ce fait : il y'a de moins en moins d'humain dans les biens et les services marchands.

19 juin 2014 00h05

lurette
T'as vu ça où, de moins en moins d'humain dans les services marchands ?

19 juin 2014 00h06

Segel
Surtout dans les biens en fait.
Mais dans les services aussi.
Un TGV transporte autant de voyageurs que 10 trains d'autrefois.

19 juin 2014 00h20

lurette
Peut-être, mais y a-t-il pour autant moins d'encadrants ? Rien n'est moins sûr.
Beaucoup plus de personnel dans un TGV que dans une micheline d'autrefois.

19 juin 2014 00h21
modifiée
19 juin 2014 00h22

Emma
tu oublies, Segel, tous les services "à la personne" qui explosent aujourd'hui (entres autres) ... Mais de toute façon c'est un autre débat...

19 juin 2014 00h23
modifiée
19 juin 2014 00h24

Segel
tu oublies, Segel, tous les services "à la personne" qui explosent aujourd'hui (entres autres) ...

Euh ... ils ont augmenté certes, de là à dire qu'ils "explosent" non.
Et ils ne compensent certainement pas tous les dégraissages que les entreprises ont opéré depuis 30 ans, et surtout les grandes entreprises, sans perdre de résultat qui plus est ...

19 juin 2014 00h24

Segel
Mais de toute façon c'est un autre débat...
Non justement.
A trop vouloir l'occulter on en oublie qu'il a de l'influence sur ce thème précis des luttes sociales.

19 juin 2014 00h35

lurette
Segel, pour parler de la SNCF par exemple, vu que c'est le thème de départ -la grève-
Il y a plus de personnel qu'avant, proportionnellement aux services donnés.

Moins d'humain ? C'est tout juste le contraire : on est aujourd'hui habitués à avoir des personnes sous la main dès qu'on veut, où qu'on veut, et comme on veut ; et c'est dès qu'elles n'apparaissent pas à l'instant pour réaliser le moindre désir immédiat que les gens râlent.

19 juin 2014 00h36

Segel
T'es tu retrouvée dans la gare de Bordeaux un soir à 22h ?
Moi oui.
Et c'est affolant ... tu n'as plus que des machines partout ... aucun humain.

19 juin 2014 00h50
modifiée
19 juin 2014 01h04

lurette
Ben je te rassure, je me suis retrouvée des dizaines de fois dans des gares LYon, Toulouse, Montpellier, etc.. dans les années 60, 70, 80.. à la même heure et plus tard ou avant, dès 20h ; et il n'y avait pas une âme SNCF en vue non plus -le désert toute la nuit- et sans machines par-dessus le marché.
Et pendant la journée, bien moins de personnel qu'aujourd'hui ; pour dénicher LE chef de gare, fallait cavaler sur tous les quais, et encore..
Non, je maintiens.. y a pas moins d'humain, justement...
Pas dans les services..
Dans la production, le problème est autre : y a toujours des gens, là aussi, mais on fait tout pour individualiser les intérêts des uns et des autres ; des gens il y en a autant qu'avant, même plus, malgré le chômage.

19 juin 2014 01h08

Segel
Je n'ai pas le sentiment que les gares furent deshumanisés à ce point autrefois.
Mais ce principe on le retrouve dans un tas d'autres métiers.
Les métro et tramways sans chauffeur, les distributeurs de billets, de nourriture, de boissons, etc.

En 2006 j'ai pris un train entre Nurenberg et Leipzig et j'ai eu la surprise de découvrir un wagon restaurant comme autrefois, avec des vraies tables, de vraies nappes, un serveur en tenue, un cuistot, etc.
Un relicat obsolète dans notre société capitaliste qui se veut performante.

19 juin 2014 01h28

lurette
Je n'ai pas le sentiment que les gares furent deshumanisés à ce point autrefois.
C'est que tu n'as pas pris le train à cette époque.
Elles n'étaient pas déshumanisées, mais il n'y avait pas du personnel partout tout le temps, voilà tout. Les voyageurs trouvaient ça normal, et ne se plaignaient pas au bout de 3 mn s'ils n'avaient pas un vendeur ou un chef de gare sous la main à 2h du mat.

Le wagon-restaurant avec nappes etc.., ça a toujours existé, mais pour les riches. Le train lambda, tu guettais le mec qui passait avec le chariot, ou tu achetais sur le quai.
Le wagon-restaurant avec nappes serveur etc.. c'était pour les capitalistes !! la plèbe sortait ses oeufs durs de son panier ou son jambon-beurre du buffet de la gare(s'il avait eu le temps de faire la queue).

19 juin 2014 01h33

Segel
Le wagon-restaurant avec nappes etc.., ... ça n'existe plus Lurette.
Et j'ai pas mal pris le train.
Bon, on n'a pas la même perception, c'est tout.

Moi ce que je perçois, il se trouve que ça colle en plus avec la logique de la rentabilité.
Et je perçois la même chose dans mon milieu professionnel.
Ce qui coute cher, de plus en plus, c'est l'humain, pas les machines.
Alors on peut le nier, si on veut, ou en tenir compte.
Mais c'est une tendance lourde, étalée sur plusieurs siècles, tout simplement logique.

Je ne vois pas, pour ma part, d'explosion des services, car encore faut-il des gens ayant les moyens de se les payer les services.

Ce que je vois par contre, c'est du travail de plus en plus précaire.
Une réduction salariale qui ne dit pas son nom.

19 juin 2014 01h46

Segel
Oui le sens des mots c'est un truc de base pour se réapproprier la pensée.

19 juin 2014 10h39

Jean-Pierre ♫
Il faut être soit irresponsable soit antipatriote pour être contre le Pacte de Responsabilité.

19 juin 2014 12h51

lurette
Segel, tu parles de la production dans le privé, et là bien sûr qu'il y a plus d'automatisation.
Bien sûr qu'il y a de plus en plus de précarité.
Je suis pas stupide au point de ne pas le savoir, quand même...

Mais l'expression "pris en otages" n'est jamais employé pour les grévistes d'une usine.
Par contre, systématiquement utilisé pour les services publics.
Et dans ceux-là, il n'y a pas vraiment moins d'humains qu'avant.. : il n'y a pas moins de cheminots, pas moins de profs, pas moins de flics, pas moins d'infirmières. (Moins à la Poste, mais on utilise 10(100?)fois moins les services de la Poste qu'avant).
Mais on arrive à persuader les gens qu'il y en a trop ! tout en les poussant à se plaindre qu'il n'y en a pas assez... (pas assez de guichets, pas assez d'heures ouvrables, etc..)

La tendance est de casser, à terme le droit de grève et plus généralement le service public. Les fonctionnaires sont présentés de plus en plus comme des genres de domestiques devant être disponibles à tout instant sans se plaindre ; et des égoïstes planqués quand ils se permettent des revendications.

La précarité favorise la jalousie, certes ! Quel alibi parfait.. Il n'y a pas que l'automatisation, comme fautive ; son développement est inéluctable, c'est pas forcément un mal non plus, beaucoup de pénibilité a ainsi disparue.
Mais on fait tout pour développer l'individualisme, c'est voulu. Manière de diminuer au maximum les droits du travail : moins il y en aura dans le public, moins le privé pourra en prétendre.

19 juin 2014 14h16

sourire
Manouchka, c'est indéniable que sans les grêves les conditions de vie ne seraient pas celles d'aujourd'hui mais je te trouve un peu dure La France pue en ce moment, vraiment!! Je crois que cela fait belle lurette que les non grêvistes, les gouvernements,s'insurgent quand les grêves les privent de confort ou les menacent de difficultés économiques et politiques.

J'ai vécu des grêves dures dans le privé (1200 ouvriers et une centaine de cadres), je n'avais pas 18 ans et mon père ne voulait pas que je "participe"! Le chef du personnel lui a téléphoné pour lui dire qu'il fallait que je reste à la maison car les grêvistes séquestraient les cadres de la boite et tous ceux qui travaillaient! Et c'était vrai.
je ne trouve pas cela mieux que d'interdire le droit de grêve!cela n'engage que moi.
Mais vous dressez tous un tableau bien noir pour l'avenir! je ne crois pas qu'un gouvernement socialiste puisse revenir en arrière et je ne crois pas d'avantage qu'un gouvernement dit de droite se le permette, sauf si c'est pour mettre le pays à feu et à sang et faire oublier les magouilles, la mauvaise gestion par ex.
Mais dans un contexte économique aussi mauvais il faut trouver les solutions les moins mauvaises. Donc, dialogue, dialogue, dialogue... et bises aux cygales grêvistes et non grêvistes.

19 juin 2014 14h40

Segel
Je suis pas stupide au point de ne pas le savoir, quand même...
Lurette, pouvons nous échanger nos points de vue sans que ça soit pris comme des agressions STP ?

Je crois que cela fait belle lurette que les non grêvistes, les gouvernements,s'insurgent quand les grêves les privent de confort ou les menacent de difficultés économiques et politiques.
Tout à fait.
Mais il me semble utile de connaître les deux côtés de la barrière pour en parler lucidement.
J'ai encore en mémoire celles de l'hiver 95/96 où je pestais contre les grévistes, et celles de 2010 où j'étais à leurs cotés ...

19 juin 2014 16h14

Pépé le Moko
Moi, vous me connaissez, je suis un peu bête parfois... Je me suis toujours demandé pourquoi les services publics ne faisaient pas pression sur leur hiérarchie en offrant la gratuité du service aux usagers au lieu de le faire en paralysant tout le système.
Le manque à gagner serait beaucoup plus important pour la direction et les usagers seraient du côté des grévistes et non contre eux.

Quant au fait que l'on veuille casser le droit de grève, pour ce qui est du privé, ça fait longtemps que c'est fait. Pour que des salariés du privé se mettent en grève, il faut que la situation soit désespérée et que leurs emplois soient menacés. C'est quand il n'ont plus rien à perdre. Pour que le secteur public se mette en grève, il faut que leurs demandes ne soient pas acceptées par la direction, un truc qui arrive tous les jours dans le privé sans qu'il y ait une grève pour autant.

Le décalage est énorme et cette injustice se rajoute à celle qui fait qu'en plus, ce conflit va empêcher l'usager d'aller bosser et va, soit lui faire perdre du salaire, soit des jours de congés, tout en pensant qu'il n'aura jamais le quart de ce que ces gars qui font grève ont déjà (que de soit vrai ou faux).

Du coup, je réponds à ma première interrogation : Qu'est qui va faire qu'il vont finir par obtenir gain de cause (car ça va finir comme ça) ? Leur voix ou celles des usagers en colère qui exigeront qu'on mette fin à cette grève ? Du coup, il ne proposent pas la gratuité car ils perdraient ces voix et ce levier. C'est donc qu'ils se servent des usagers contre leur gré pour obtenir d'une tierce partie que leurs exigence soient respectées. C'est pas loin de la prise d'otage quand même. Mais aucune chance qu'on assiste au syndrome de Stockholm sur ce coup-là.

19 juin 2014 16h21
modifiée
19 juin 2014 16h40

lurette
@Segel, mais je n'ai pas pris pour une agression, c'était juste de la dérision, et vis-à-vis de moi-même. Me suis mal exprimée, apparemment(j'aurais peut-être dû ajouter un smiley ?)
Sorry si tu l'as pris ainsi ce n'était pas mon but du tout ni mon ressenti je t'assures.


Je crois que cela fait belle lurette que les non grévistes, les gouvernements,s'insurgent quand les grêves les privent de confort ou les menacent de difficultés économiques et politiques.
Certainement, pour les gouvernements ; mais les gens, les usagers, est-ce que ça fait si longtemps qu'ils s'insurgent autant contre les grévistes du service public ? Qu'ils rouspètent, oui. Mais cette qualification "prise en otage" va plus loin : elle sous-entend que la grève est intolérable car une agression sur les autres et rien d'autre.

Mais dans un contexte économique aussi mauvais il faut trouver les solutions les moins mauvaises. Donc, dialogue, dialogue, dialogue...
Le dialogue est rarement offert en option, dans une réforme.. donc grève pour justement qu'il y en ai un.
Significatif, qu'il ne soit pas facile de connaitre les raisons de cette grève, très peu d'explications dans les medias qui ne sont guère avares par contre de présenter les désagréments du trafic. Tiens, pourquoi, au fait ?
http://www.lemonde.fr/les-de...

@Sourire, au plus fort, le taux de grévistes était de 27%. (et n'est plus aujourd'hui que de 10%.) Le contexte économique n'est pas si désastreux que le pays ne puisse supporter une semaine de grève à 27% maximum... Mais on veut, en le faisant croire, culpabiliser les gens de la faire et fustiger ceux qui la font. Et en général, c'est pas quand tout va bien, que les gens font grève..
Ton analyse montre fort bien l'image que les medias donnent, déformée de la réalité, caricaturale et fort orientée. (ce n'est pas ta faute, difficile de mesurer leur subjectivité, vu de l'étranger)
Alors qu'il s'agit de la défense du service public, ce que depuis un moment on tend à démanteler de plus en plus.

@Pépé : la grève de la gratuité pose je crois des problèmes juridiques et d'organisation, à la SNCF car la délivrance des titres de transports ne concerne pas les contrôleurs, il y a les autres personnels, les commerciaux, les différents partenaires etc.. Il faudrait que tout le monde en amont ne vendent plus de billets, ni abonnements, etc.. ou remboursent ceux qui en avaient acheté.
SudRail l'avait proposé pourtant en 2009, mais ça parait compliqué à organiser, contrairement aux péages, où il suffit d'ouvrir les barrières.

19 juin 2014 16h38

Pépé le Moko
PS: "pourquoi les services publics ne faisaient pas pression sur leur hiérarchie en offrant la gratuité du service aux usagers au lieu de le faire en paralysant tout le système"

Je me doute bien que c'est illégal mais ce serait plus sympa quand même (comme quand les gars lèvent les barrières d'autoroute pour protester)

19 juin 2014 16h45
modifiée
19 juin 2014 17h10

lurette
Ben c'est pas illégal, mais il faut que toutes les parties participent. Si les gens ont acheté leur billet avant, ça sert à rien de ne pas être contrôlé, ou si on a un abonnement. Et la SNCF ça serait étonnant qu'elle accepte de rembourser les titres de transport des jours de grève.
C'est clair que ça serait plus sympa, et extrêment populaire, pour le coup ! mais peut-être pas si simple ? bon, peut-être un jour..

19 juin 2014 18h18

Segel
Je m'étais intéressé à la grève de la gratuité par le passé, et j'étais arrivé à la conclusion que :
1/ c'est très facile de le faire considérer comme du vol en justice, ce qui change tout à fait la nature du rapport juridique patronat / syndicats ...

2/ certaines assurances sont basées sur un fonctionnement marchand normal, ce qui signifie qu'en cas d'accident de passagers, les assurances ne couvriraient pas, ce qui ferait entrer les gréviste dans le domaine criminel ...

3/ J'ai bien conscience que les points 1/ et 2/ sont des prétextes mis en avant par le patronat pour que ce type de grève ne se développe pas. C'est donc qu'ils en ont peur.

Conclusion :
Marchandisation, juridicisation, assurancisation, sont les mamelles du flicage.

19 juin 2014 18h19

Segel
Dans le lien de Pépé on peut lire :
Dans son appel à la grève du 4 juin, la fédération CGT des cheminots revendiquait une « réhumanisation » des gares et des trains.

Je constate que je ne suis pas le seul à considérer le service ferroviaire comme deshumanisé.

19 juin 2014 19h51

sourire
Ton analyse montre fort bien l'image que les medias donnent, déformée de la réalité, caricaturale et fort orientée. (ce n'est pas ta faute, difficile de mesurer leur subjectivité, vu de l'étranger)
Non Lurette,j'assume mes propos.J'essaie d'être objective et de voir la réalité en face! Je ne pense pas que tout est beau chez les grêvistes et tout est mauvais de l'autre côté.
C'est donc qu'ils se servent des usagers contre leur gré pour obtenir d'une tierce partie que leurs exigences soient respectées. C'est pas loin de la prise d'otage quand même.
Je suis choquée que les grêves soient déclanchées dans les périodes chaudes comme les vacances, les fêtes, les examens des enfants! Cela n'incite pas à essayer de comprendre !

19 juin 2014 20h04

gonzo
y'a jamais de bonnes périodes pour la grève.
sa tombe toujours sur un truc ...précis

19 juin 2014 20h30

lurette
tout est beau chez les grêvistes et tout est mauvais de l'autre côté.
Personne ne pense ça, je crois ; moi aussi ça m'est arrivé de râler parce que je n'avais pas de train ou d'avion. Mais la question est le droit de grève, qui doit rester intrinsèque . Et comme dit Gonzo, ça gênera toujours quelqu'un, quelle que soit la période. Vacances, pas bon, periode de travail non plus, etc.. Pareil pour les grèves des profs, du personnel soignant, etc..
Les grèves sont déclenchées suite à des mesures, pas en fonction des vacances ou autre.
et on ne peut faire grève une fois que la mesure est passée. Et le service minimum existe, mis en place justement pour pallier aux plus gros désagréments.

Marchandisation, juridicisation, assurancisation, sont les mamelles du flicage.
La grève par la gratuité est légale.
Vive la grève par gratuité ! - Libération
Mais dans le cas du transport, surtout SNCF, ça engage d'autres parties que le personnel cheminot, il y a pas mal de sous-traitances, des gens pas concernés par la grève. Et en effet, il y a peut-être aussi les problèmes d'assurance.
Par contre, la grève avec péages gratuits ou des flics qui ne mettaient plus de PV, ça ne pose pas tous ces soucis.

19 juin 2014 22h35

Segel
Je connais cette page de Libé qui dit que la grève de la gratuité est légale.
J'y ai eu recours lors de discussion passée où j'en faisais l'apologie.
Et puis certains m'ont remis à ma place avec d'autres liens, qui précisaient bien toutes les limites de cette légalité, en particulier dans le contexte français.
Dommage, car le concept est beau, je trouve.

Et oui, je suis d'accord avec vous, la grève ça emmerde quelqu'un, par définition, sinon on ne la ferait pas ...
Pas toujours facile d'emmerder la personne visée directement par contre.

19 juin 2014 22h39

Emma
Je doute fort que cela soit légal... Il ne faut pas croire que le droit de grève permet de faire tout ce que l'on veut. C'est loin d'être le cas...

19 juin 2014 22h49

gonzo
la gratuité n'est valable que pour ce que le salarié produit de lui meme avec ces propres matières.
il ne peut user d'un bien autre, comme celui de l'entreprise

19 juin 2014 23h07
modifiée
19 juin 2014 23h14

lurette
hé oui.. c'est légal en théorie, mais ça dépend de tellement de facteurs annexes que dans les faits ça devient illégal quasiment tout le temps.
Sauf dans quelques rares cas, comme les flics qui avaient fait grève des PV, par exemple : là, pas de "cadeaux" de matières ou d’énergie de l'entreprise employeur, juste une tâche de l'employé qui n'était pas faite ..la grève classique, quoi ; la gratuité ici, c'est en fait la conséquence.

Dommage, en effet, mais trop beau pour qu'on laisse faire : les usagers en redemanderaient, des grèves, au lieu de s'en plaindre.. pas de danger que le patronnat offre un tel bâton pour se faire battre.

Pas toujours facile d'emmerder la personne visée directement par contre.
et surtout pas facile d'emmerder seulement celle-là. Presque impossible, quelque part.

18 juin 09h41
modifiée
18 juin 14h38

Pépé le Moko
ce que j'avais écrit ne fera pas avancer le Schmilblick.
Je supprime donc...
...
D'autant que personne ne l'a lu

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